Réalisé par HAROUNA DANDJOUMA (é-mail: aoudou2001@gmail.com ) dans le cadre de son Mémoire de fin d'étude Ingénieur de conception des Eaux, Forêts et Chasses, effectués dans le Département du Mbéré, Arrondissement de Djohong, Parc National de la Vallée du Mbéré en vue de Contribuer à la gestion participative des hippopotames. Ce travail a été effectué sous l’encadrement de M. TANEBANG TAGALA Cyrille, Conservateur du Parc National de la Vallée du Mbéré, et la supervision académique du Pr. TEMGOUA Lucie Félicité, Maître de Conférences à la Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles de l’Université de Dschang.
La présente étude menée dans le Parc National de la
Vallée (PNVM) durant la période allant du 1er janvier au 31 mai 2021
a porté sur « la gestion participative des hippopotames dans les périphéries sud du PNVM ». D’une façon globale, ce travail avait pour objectif de contribuer
à la gestion durable de la biodiversité du Parc National de la Vallée du Mbéré,
à travers l’amélioration du cadre de cogestion des hippopotames avec la
population locale. Plus spécifiquement, il s’agissait de :
déterminer la perception de la population riveraine sur le parc national et les
hippopotames ; déterminer les menaces que subissent les populations
d’hippopotames dans le PNVM ; d’analyser les
forces, faiblesses, menaces et opportunités de la gestion participative de
l’hippopotame et de proposer une meilleure stratégie de gestion participative
de l’hippopotame dans ce parc. Pour atteindre ces objectifs, la
méthodologie s’est basée sur des inventaires et des enquêtes socio-économiques.
Soixante-dix-sept (77) personnes ont été enquêtées
dans sept (07) villages riverains au PNVM. Il ressort de
l’étude que cinquante-neuf (59) hippopotames ont été inventoriés dans les mares
de trois (3) villages situés le long de la rivière Mbéré. Les
bénéfices tirés par les riverains dans le parc sont : les pâturages pour
des bovins, la pratique de la pêche, les récoltes de bois de chauffage et produits
forestiers non ligneux. Toutes les personnes enquêtées
connaissent les hippopotames qui sont convoités pour leur viande. Bien que le PNVM
jouisse d’une législation bien ficelée, des faiblesses existent à l’instar de
l’insuffisance du personnel qualifié. On note également de nombreuses menaces
telles que le braconnage et l’occupation anthropique des terres qui continuent
d’enrayer les efforts de conservation dans le parc. L’étude recommande une intensification des
campagnes de sensibilisation sur sa gestion commune, une application des lois
et règlementations de la faune pour sanctionner et dissuader les braconniers, la
promotion de l’aulacodiculture et de la fongiculture pour compenser les
déficits en protéines animales. En outre, la mise sur pied
des comités paysans -faune et la lutte contre la pauvreté extrême dans les sept
(07) villages riverains du parc sont susceptibles de rapporter des revenus
complémentaires substantiels aux populations. D'autre part, la création d’une
zone cynégétique qui sera transformée en Game ranching et, l’ensemble du parc
en réserve de Biosphère en cours pilotée par Biosphère et Patrimoines du Lac Tchad
(BIOPALT) permettraient de réintroduire des espèces déjà disparues comme le
rhinocéros.




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