Programme sur l’Homme et la Biosphère du projet BIOPALT


Dans le cadre de la préparation du dossier de création d’une Réserve de Biosphère (RB) transfrontalière autour du complexe formé du Parc National de la Vallée de Mbéré et du Parc National Bouba Ndjidda au Cameroun, le Parc National de Sena-Oura au Tchad et celui de Nana Baria en République Centrafricaine, et leurs zones périphériques respectives, une mission a été conduite par le Sous-Directeur des Aires Protégées et le Point Focal BIOPALT Cameroun. 


ECHANGE MULTISECTORIEL

Durant les échanges multisectoriels, il est ressorti de la séance de travail avec les responsables locaux du MINADER et du MINEPIA que, la Vallée du Mbéré est d’un enjeu crucial pour l’agriculture et surtout pour l’élevage bovin local et transhumant dans l’espace transfrontalier entre le Cameroun et la RCA, d’où l’intérêt de la spatialisation des usages tout autour du Parc, comme le prévoit le projet de Réserve de Biosphère. 

COLLECTE DES DONNEES SUR LE TERRAIN ET ZONAGE DE LA RESERVE DE BIOSPHERE
La méthodologie adoptée a consisté en de brefs entretiens directs avec les Chefs des villages cibles, en la collecte des fiches d’enquête remisent au préalable à certaines personnes ressources et enfin, au marquage des points GPS desdits villages, en vue d’une esquisse de cartographie du zonage. 

FONCTIONS DES RESERVES DE BIOSPHERE 
-une fonction de conservation, pour préserver les ressources génétiques, les espèces, les écosystèmes et les paysages ; 
-une fonction de développement, pour encourager un développement économique et humain durable ;
-et une fonction de support logistique, pour soutenir et encourager les activités de recherche, d’éducation, de formation et de surveillance continue, en relation avec les activités d’intérêt local, national et global, visant à la conservation et au développement durable.

ZONAGE DE LA RESERVE
Pour ce faire, la cartographie du zonage de la future Réserve de Biosphère a prévu, conformément aux exigences du Programme MAB de l’UNESCO, trois composantes, à savoir : 
-une aire centrale (le Parc dans son état actuel) bénéficiant d’une protection à long terme et permettant de conserver la diversité biologique, de surveiller les écosystèmes les moins perturbés, et de mener des recherches et autres activités peu perturbantes (éducation, par exemple); 
-une zone tampon, bien identifiée (bande d’une largeur de 500 mètre), qui entoure l’aire centrale, utilisée pour des activités de coopération compatibles avec des pratiques écologiquement viables, y compris l’éducation relative à l’environnement, les loisirs, l’écotourisme et la recherche appliquée et fondamentale ; 
-et une zone de transition flexible ou aire de coopération (délimitée par la zone tampon et les axes routier Djohong-Yamga au sud et Djidam-Bemboyo au nord), qui peut comprendre un certain nombre d’activités agricoles, d’établissements humains ou autres exploitations, et dans laquelle les communautés locales, agences de gestion, scientifiques, organisations non gouvernementales, groupes culturels, intérêts économiques et autres partenaires travaillent ensemble pour gérer et développer durablement les ressources de la région.



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