SÉANCE DE SENSIBILISATION DES RÉFUGIÉS CENTRAFRICAINS ET DE LA COMMUNAUTÉ RIVERAINE AU PARC NATIONAL DE LA VALLÉE DU MBÉRÉ, À L'ESPLANADE DE LA CHEFFERIE DE NABEMO
La journée du 17 juin 2021 a été marquée par une grande campagne de sensibilisation à Nabémo, village périphérique au Parc National de la vallée du Mbéré, situé à près de 10 km de Djohong, Département du Mbéré, Région de l’Adamaoua. Près de 60 personnes constituées des réfugiés Centrafricains et des communautés riveraines au parc ont été sensibilisées sur le thème de la Journée Mondiale de Lutte contre la Désertification et la Sècheresse (JMLDS), et formées sur la plantation des arbres.
Les activités ont été organisée par The Lutheran World Federation (LWF) du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR), à laquelle s’est associée le service de la conservation du Parc National de la Vallée du Mbéré. La célébration de la JMLDS 2021 s’est articulée comme suit:
- Mot de bienvenue du Chef du sous-bureau du LWF de Djohong ;
- Exposé du Conservateur du PNVM sur le thème de la Journée « La restauration des écosystèmes » ;
- Exposé du Chef de Poste de Contrôle Forestier et Chasses de Yarmbang sur « Importance de l’arbre » ;
- Démonstration sur la plantation des arbres « Moringa » ;
- Distribution des plants d’arbres à but thérapeutique aux ménages ;
- Photo de famille et fin de cérémonie.
EXTRAIT DE L’EXPOSE DU CONSERVATEUR DU PNVM
Rendu à 02 semaines de la Journée mondiale de l'environnement célébrée sur le thème la "restauration des écosystèmes". Nous vous remercions d’avoir répondu présent et massivement à l’invitation du LWF/UNHCR. Ceci témoigne de l’intérêt vous portez à l’action du LWF/UNHCR dans le cadre de la sensibilisation et de l’éducation en faveur de l’environnement et de la protection des ressources naturelles dans la zone.
Ce 17 juin, la "restauration des écosystèmes" se poursuit dans le cadre de la célébration des JMLDS et est axée sur la "transformation des terres dégradées en terres saines". Cette interpellation de la communauté internationale intervient à un moment critique où notre environnement vital et nos terres nourricières sont dans un état de détérioration très avancés dus à des activités conjuguées néfastes de l’homme sur la nature. Au nombre desquels : la prolifération des feux de brousse, la coupe anarchique du bois, l’orpaillage, le braconnage, l’empoisonnement des rivières, l’agriculture sur-brûlis et la mauvaise utilisation des engrais et pesticides.
Ces pressions et menaces sur la nature sont à l’origine de la disparition des forêts et de nombreuses espèces phares (Eléphants, Hippopotames, Antilopes, Singes), de la stérilité des sols, l’augmentation de la pauvreté et de la famine, l’avancée du désert, le réchauffement climatique, le changement des saisons, et l’apparition des maladies infectieuses telles que la COVID-19.
La restauration des écosystèmes et des terres dégradées a pour avantage d’être simple, peu coûteuse et pratique à tous. Elle favorise l’augmentation des revenus, l’amélioration des conditions de vie, la sécurité alimentaire, et la sauvegarde de la biodiversité.
- A l’occasion de la célébration de la JMLDS, Nous sommes invités chacun en ce qui le concerne, à rétablir notre relation avec la nature, à être des médecins de notre environnement dégradé et nos sols appauvris.
- Nous sommes invités à prendre des mesures réfléchies pour restaurer les terres dégradées et lutter contre la famine et la pauvreté qui sévissent dans la zone. Ceci n’est possible qu’à travers la plantation des arbres dans nos champs et près des maisons, la pratique d’une agriculture respectueuse de l’environnement, l’utilisation rationnelle des engrais et pesticides, et le non usage des produits chimiques pour la pêche.
Le Parc National de la Vallée du Mbéré, créé il y a plus de 15 ans, et de par sa situation géographie à cheval entre les régions du Nord et de l’Adamaoua, joue un rôle primordial dans la conservation des écosystèmes fragiles, la sauvegarde de nombreuses espèces menacées de disparition, la lutte contre l’avancée du désert et les changements climatiques dans la zone.
Afin de restaurer nos écosystèmes vitaux et nos terres détériorées, il est impératif pour les communautés riverains et réfugiés d’arrêter la pratique d’activités fortement réprimées par la loi et néfaste à l’environnement. Nous sommes tous invités à participer.
C’est la raison pour laquelle, le PNVM à travers le programme de l’UNESCO « l’Homme et la Biosphère » sera bientôt érigé en Réserve de Biosphère, où l’homme (riverains, réfugiés, chefs traditionnelles, …) est au centre de la conservation, avec pour implication direct le développement local, la recherche et l'écotourisme. Afin que ce programme soit effectif, je vous invite a relayer ce message auprès de vos communautés et à planter des arbres dans vos champs et près de vos maisons, car « Qui a planté un arbre a vécu éternellement ».











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