Le top 25 de la faune mammalienne de la vallée du Mbéré


La région de l’Adamaoua présente une grande zone d'intérêt international pour la conservation de la faune sauvage. Cette richesse patrimoniale a permis la création de plusieurs aires protégées, dont le Parc National de la Vallée du Mbéré (PNVM) d’une superficie de 77.760 hectares.


Le sondage de la faune, réalisé en Mars 2021, sur près de 25 km de transect, a permis de dénombrer près de 25 espèces de grands et moyens mammifères appartenant à l’ordre des primates, des artiodactyles, des lagomorphes, des proboscidiens, des tubulidentés et des carnivores.


Le PNVM est une zone riche et diversifiée, avec de nombreuses espèces intégralement protégées conformément l’arrêté N°0053/MINFOF du 01 avril 2020 fixant les modalités de partition des espèces animales en classes de protection, et selon la liste rouge de l’UICN et l’Annexe CITES. Au nombre desquelles l’Eléphant, l’Hippopotame, le Pangolin, l’Oryctérope, le Redunca de montagne, le Magistrat.

De par sa situation géographique, à cheval entre les limites des régions du Nord et de l’Adamaoua, le PNVM est une zone de transition qui a la particularité de contenir des espèces des écosystèmes tant de forêts que de savanes (Galeries forestière, savane boisée, savane arbustive). Au nombre desquelles le Sitatunga et le Céphalophe de peters, des carnivores comme le Chacal et l’Hyène. 


Cependant, le braconnage bat son plein, car le PNVM est circonscrit par des villages de grands chasseurs (Gbaya, Mboum). Par ailleurs, le parc est intensément convoité par les bergers Mbororo, peulh et Nomades, qui installent leurs bergeries dans le parc, au détriment de la législation en vigueur, et mettent en péril le sublime paysage et l’habitat de la faune, à travers l’installation des enclos, et la prolifération des feux de brousse pour la repousse du fourrage.

La présence régulière des bergers et de leurs troupeaux dans le parc, au contact avec la faune sauvage, pourrait favoriser l’émergence de zoonose.

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